Laser Swiss Championships à Lugano
Le bastion lémanique assure
Texte: Walter Rudin
Année: 2011
Ceux qui ont cru qu’après les excellents résultats des jeunes sur Optimist et l’engagement d’un entraîneur croate pour la Suisse centrale, le succès allait également être au rendez-vous chez les Laser qui ont rapidement dû déchanter. Lors du dernier championnat suisse qui s’est déroulé du 6 au 9 mai 2011 au Tessin, le grand exploit des clubs alémaniques ne s’est pas réalisé. Chez les juniors, ce sont les navigateurs de Genève, Versoix et Pully qui ont trusté les podiums.

Ce championnat de Laser a couronné trois nouveaux champions suisses dans les séries Standard, Radial et 4.7. Les flottes affichent une croissance exponentielle, surtout dans les séries juniors Radial et 4.7. © Peter Schmidle
Unique série où les représentants d’Outre-Sarine ont au moins obtenu les places d’honneur, les Laser Standard ont vu Guillaume Girod survoler la concurrence. Il a gagné l’ensemble des cinq manches. Il s’est même payé le luxe de remporter la première malgré une pénalité infligée par le jury. Si le Genevois âgé de 20 ans arrive à garder cette forme époustouflante, les premiers succès internationaux ne devraient pas se faire attendre.
Les plus petits avec la plus grande flotte

Le vent thermique au large du pittoresque village de Gandria fait du Lac de Lugano un plan d’eau apprécié des navigateurs. © Peter Schmidle
Pour le plus grand bonheur du public et des organisateurs, de nombreux régatiers ont répondu présent à ce championnat. Avec 36 participants, les Laser 4.7 ont constitué la série la plus nombreuse. Le fait qu’un bon tiers se soit trompé de parcours n’est cependant pas très flatteur. Sans remporter de manche, Sébastien Schneiter s’est adjugé le titre avec une avance confortable. Chez les Radial par contre, la victoire s’est jouée dans un mouchoir de poche. Un seul point sépare le vainqueur, Sydney Bussard, du deuxième, Jonathan Schopfer.
Cerise sur le gâteau : le vent sur le Lac de Lugano
a pratiquement toujours joué le jeu. S’il n’a pas atteint la force nécessaire de 5 nœuds le premier et le dernier jour de régate pour pouvoir valider les manches, le vent thermique au large de Gandria a permis de faire courir des manches dans de bonnes conditions.